Projet LES VOIX DE BELLEVILLE 2024 – 2025

Depuis plus de 20 ans Canal Marches réalise des films et organise des ateliers vidéo dans les quartiers de Belleville et Ménilmontant à Paris. « Les Voix de Belleville » est une action de programmation et de projections de ces films et vidéos réalisés avec les habitant·es du quartier et des partenaires locaux (centres sociaux, associations…) Mise en route progressive durant l’année 2024.

Continuer la lecture de Projet LES VOIX DE BELLEVILLE 2024 – 2025

Canal Marches à la Fête du court métrage le mercredi 19 mars 2025 de 11h à 18h

Au Carré de Baudoin 121 rue de Ménilmontant, Paris 20ème :

Projection à 14h à l’auditorium https://www.pavilloncarredebaudouin.fr/evenements/fete-du-court-metrage-2025/ de plusieurs court-métrages réalisés dans le quartier, dont « Autour du parc, Belleville vue par ses jeunes » réalisé par Peggy Hartmann avec Canal Marches, vidéo issue d’un atelier Ville Vie Vacances.

Espace Canal Marches au Carré de Baudoin le 19 mars de 11h à 18h, avec une Cabine vidéo d’expression libre « Si Belleville m’était rêvé » de 15h30 à 18h.

Prochain rendez-vous sur Belleville :

 « SI BELLEVILLE M’ÉTAIT CONTÉ » sur le Belvédère de Belleville le samedi 5 avril de 11h à 19h

Forum vidéo de rue organisé par Canal Marches avec projections permanentes, cabine vidéo d’expression libre, parcours dans les rues du quartier, et Belleville en clip à 18h

Une déambulation dans le quartier est organisée le 5 avril avec l’historien Patrick Bezzolato (départ à 15h – durée entre 1h et 1h30) : attention, le nombre de participant.es étant limité, il faut s’inscrire à l’avance auprès de contact@canalmarches.org

Samedi 5 avril 2025, de 11h à 19h – Belvédère de Belleville – Paris 20ème : « Si Belleville m’était conté »

Une action de rue de Canal Marches – accès libre et public

Belleville Ménilmontant, terres d’histoire, terres d’accueil

Samedi 5 avril 2025 – Belvédère de Belleville de 11h à 19h

Belleville et Ménilmontant accueillent depuis des siècles réfugié.es et immigré.es du monde entier. Ces hommes, ces femmes, ces enfants ont traversé les frontières, fuyant guerre et misère. Bien des habitant.es, jeunes et anciens, évoquent la qualité de l’accueil rencontré à Belleville et Ménilmontant. Pourquoi ne pas s’en inspirer pour trouver les voies d’une société plus juste et plus ouverte ?

De 11h à 18h : Projections de rue

Pendant toute une journée sur plusieurs écrans installés sur le Belvédère, nous proposons aux passant.es et aux habitant.es des vidéos abordant ces sujets :

« Belleville, Ménilmontant, terres d’accueil ?  » Court-métrage de Canal Marches.

« Immigrations, gentrification et contre-pouvoirs associatifs » Mohammed Ouaddane, sociologue, association Trajectoires, réseau Mémoires-Histoires en Île-de-France.

« Questions sur la communauté chinoise de Belleville » Simeng Wang, Sociologue.

« L’Immigration est une richesse ! »  Soad Baba Aissa, féministe, Association de Culture Berbère.

Déambulations dans Belleville « À la recherche du vieux Belleville et de ses habitants »

S’inspirant d’une déambulation vidéo filmée avec l’historien du quartier Maxime Braquet.

Nous dédions cette action à la mémoire de Maxime Braquet disparu en janvier 2025.

Deux options : Toute la journée une promenade libre, parcours balisé de 11 étapes dans les rues du quartier. À 15h une déambulation en groupe animée par l’historien Patrick Bezzolato (inscription préalable auprès de Canal Marches : contact@canalmarches.org)

De 16h à 18h : Cabine vidéo d’expression libre  « Et si Belleville m’était rêvé ? »

Une minute pour dire, devant la caméra, le Belleville (le monde ?) de vos rêves.

Les vidéos seront diffusées sur le site de Canal Marches à partir du 1er mai.

De 18h à 19h  : Belleville en clip

Un festival de clips musicaux liés au quartier.

LES VOIX DE BELLEVILLE Un projet de Canal Marches soutenu par la ville de Paris et la Préfecture de Paris dans le cadre de la politique de la ville

Un Chantier éducatif est organisé avec des jeunes du quartier qui vont participer à l’animation de cet événement. Un partenariat Jeunesse Feu Vert et Canal Marches soutenu par Paris Habitat.

Projection – Débat Ces femmes qui nous inspirent

Comment rendre visible les actions, les combats, l’audace des femmes d’hier et d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs, trop souvent oubliées de l’Histoire ? Pourquoi pas par le jeu ! Venez découvrir un jeu de carte qui met en lumière ces parcours inspirants et saisissez-vous de leurs histoires. Une courte projection sera suivie d’échanges avec la salle et d’un temps de jeu.

Jeudi 13 mars 2025, 18h30, Pavillon Carré de Baudouin, 121 rue de Ménilmontant, 75020, Paris. Entrée libre.

Cette animation est proposée par Archipélia, Canal Marches et Quartiers du Monde.

Si Belleville m’était conté

La déambulation

1. Le Belvédère / 2. La vigne de Belleville / 3. rue des Couronnes / 4. rue des Envierges / 5. Villa Faucheur / 6. Villa Ottoz / 7. en descendant la rue de Belleville / 8. le Comité « Tlemcen » / 9. le Foyer Bisson / 10. Bd de Belleville / 11. rue Ramponeau

Belleville arbore de nombreuses facettes, et le quartier que nous connaissons n’a pas toujours eu cet aspect. Les grands immeubles que l’on voit aujourd’hui ont poussé sur ce qui fut autrefois la campagne ou des terres agricoles.

Le quartier était un haut lieu d’artisanat voir d’industrie, dont beaucoup de savoir-faire ont été apportés par des migrations successives. Belleville s’est illustrée comme figure de résistance, que ce soit lors de la Commune ou lors de la Seconde Guerre mondiale.

Belleville a également toujours été un lieu d’Art et a attiré de nombreux artistes. Citons par exemple les films Le Ballon rouge ; Dernier Domicile connu ; Comme les autres ; Shanghai-Belleville ; Casque d’Or ; Jules et Jim ; Un p’tit gars de Ménilmontant; Rue des Cascades; La vie devant soi ou les livres des auteurs Daniel Pennac, Romain Gary, Georges Perec ou Clément Lépidis qui se déroulent pour tout ou partie à Belleville.

Afin de découvrir ou redécouvrir tous ces aspects du quartier, Canal Marches vous propose un parcours d’environ une heure et demie, le départ s’effectue sur le belvédère du parc de Belleville.

Le long du parcours vous trouverez (le 5 avril 2025) des panneaux qui vous donneront des informations spécifiques. Pour chaque panneau un petit texte permettra de donner quelques explications, et sera complété d’un lien vidéo ainsi que d’un lien vers une page Internet.

Ce parcours s’inspire d’une déambulation vidéo réalisée par Canal Marches et Sylvia Aubertin avec l’historien Maxime Braquet en 2016.

Maxime Braquet s’est passionné pour l’histoire du quartier Belleville Ménilmontant pendant 50 ans. Il a écrit de nombreux articles à son sujet, et animé de nombreuses conférences et balades commentées. Il nous a quitté le 27 janvier 2025 et nous dédions ce parcours à sa mémoire.

Maxime Braquet lors de la déambulation de 2016

Toutes les étapes de la déambulation 2025 :

Etape 1 : le Belvédère

Etape 2 : la vigne de Belleville

Etape 3 : rue des Couronnes

Etape 4 : rue des Envierges

Etape 5 : Villa Faucheur et usine Continsouza

Etape 6 : Villa Ottoz

Etape 7 : en descendant la rue de Belleville

Etape 8 : le comité « Tlemcen »

Etape 9 : Le Foyer Bisson

Etape 10 : Boulevard de Belleville

Etape 11 : Rue Ramponeau ( la dernière barricade ? )

LES VOIX DE BELLEVILLE Un projet de Canal Marches soutenu par la ville de Paris et la Préfecture de Paris dans le cadre de la politique de la ville

Si Belleville m’était conté – étape 1

Le belvédère

La rue Vilin, vue depuis la rue Piat – Photo
Willy Ronis

L’emplacement de l’actuel belvédère du parc de Belleville n’a pas toujours eu cet aspect et a été totalement bouleversé au cours des années.

Citons par exemple la rue Vilin, ouverte en1846, qui commençait rue des Couronnes pour déboucher rue Piat après une cinquantaine de marches.

La partie supérieure a été amputée en 1988 lors d’une opération de rénovation faisant place à de nouvelles habitations et au Parc de Belleville avec son belvédère.

L’ancienne rue Vilin avait été souvent photographiée (par Willy Ronis dont le belvédère a pris le nom en 2015, par Robert Doisneau, mais aussi Cartier Bresson, Henri Guérard, Michel Sfez, sans oublier l’excellent travail de François Xavier Bouchard en couleur et aussi celui de Michel Sfez)

L’écrivain Georges Perec qui a habité cette rue de 1936 à 1942 l’a souvent décrite, Robert Bober en a fait un film « En remontant la rue Vilin ».

Vidéo de la déambulation, avec Maxime Braquet à 2 mn48

En remontant la rue Vilin de Robert Bober

LES VOIX DE BELLEVILLE Un projet de Canal Marches soutenu par la ville de Paris et la Préfecture de Paris dans le cadre de la politique de la ville

Si Belleville m’était conté – étape 2

Les vignes de Belleville

Panneau à côté des vignes passage Piat

Dès le 6e siècle, la colline de Belleville a été une terre agricole où l’on cultivait notamment la vigne. Au 13e siècle, la ferme de Savies tenue par des moines possédait 15 hectares de vigne qui étaient probablement situés, en partie, sur l’actuel parc de Belleville et produisait un vin réputé.

Mais d’un vin de qualité on passe au fil des siècles à un petit vin blanc aigrelet, le « vin guinguet », celui-là même qui a donné son nom aux guinguettes.

En 1989, une parcelle de 250 m2 a été plantée dans le parc de Belleville nouvellement créé, composée de 27 pieds de Chardonnay et 160 ceps de Pinot Meunier.

Aujourd’hui, les vignes de Belleville se composent de 166 plants, ce qui donne entre 80 et 100 bouteilles de Guinguet, un vin rosé de table sans prétention non accessible à la vente.

Lien vidéo

De 1min05 à 1min36

Liens vers plus d’informations :

https://mairie20.paris.fr/pages/a-belleville-des-vignes-depuis-le-8e-siecle-16792 ,

https://mairie20.paris.fr/pages/il-etait-une-fois-le-20e-les-guinguettes-de-belleville-18302,

https://paris-atlas-historique.fr/45.html

LES VOIX DE BELLEVILLE Un projet de Canal Marches soutenu par la ville de Paris et la Préfecture de Paris dans le cadre de la politique de la ville

L

Si Belleville m’était conté – étape 3

Rue des Couronnes

Panneau au croisement de la rue des Couronnes et de la rue Henri Chevreau

Avenue de Ménilmontant.
Lithographie de Villain dʼaprès un dessin
de Jules Van Marcke, vers 1825. Coll. part.

Dès le 18e siècle les parisiens nobles et bourgeois s’aventurent aux abords de Paris, dans un quartier de Belleville encore rural, pour y installer leurs maisons de campagne ou construire des « folies ».

Ce sont des maisons de villégiature ou de réception initialement isolées dans la campagne puis rejointes progressivement par l’urbanisation extensive.

On trouve encore quelques « folies » dans le 20ème arrondissement comme le Pavillon Carré de Baudouin ou le pavillon de l’Ermitage, ou certaines maisons comme au numéro 81 de la rue des Couronnes ou plus loin sur notre parcours au 110 boulevard de Belleville.

Lien 2ème partie Maxime Braquet

Lien pour plus d’informations :

https://mairie20.paris.fr/pages.il-etait-une-fois-le-20e-le-pavillon-de-l-ermitage-2

LES VOIX DE BELLEVILLE Un projet de Canal Marches soutenu par la ville de Paris et la Préfecture de Paris dans le cadre de la politique de la ville

Si Belleville m’était conté – étape 4

Rue des Envierges

Panneau au 105 rue des Couronnes

Immeuble, 166 rue de Belleville. Paris (XXème arr.). Union Photographique Française. Paris, musée Carnavalet.

Dès la fin du 19e siècle Belleville voit arriver des immigrants du centre de la France, les Auvergnats, qui créent des commerces de « Bois-charbon ».

Puis au début du 20e siècle, des Juifs de Pologne, chassés par les pogromes, s’installent et créent principalement des ateliers de tailleur.

C’est ensuite au tour des Arméniens, qui fuient le génocide, et des Grecs exilés de l ‘Asie Mineure par les conflits.

Ces populations contribuent au développement de l’artisanat déjà présent, et en particulier celui du cuir.

D’autres immigrations auront lieu après guerre, apportant leur savoir faire, notamment issues du Maghreb et plus particulièrement d’Algérie et de Tunisie, puis d’Asie.

Lien 3ème partie Maxime Braquet

Liens pour plus d’informations :

https://www.histoire-immigration.fr/quartier-de-belleville-paris

Marie Busson – Sculpteure-plasticienne mon œuvre voyage entre mes méandres intérieurs et mon ouverture au monde. Recherche de la profondeur du vivant, nos sources primitives, nos racines enfouies. Quête du matriciel originel.

Vidéos :

Femmes artistes

Un film de jeunes collégiens Jean-Baptiste Clément sur les commerçants et cafés de la place Krazuki : Les 5ème sont dans la place :

LES VOIX DE BELLEVILLE Un projet de Canal Marches soutenu par la ville de Paris et la Préfecture de Paris dans le cadre de la politique de la ville

Si Belleville m’était conté – étape 5

La Villa Faucheur

Panneau au 11 rue des Envierges

Par LPLT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7566367

La Villa Faucheur regroupait principalement des petits artisans et des logements modestes d’ouvriers souvent émigrés. Par villa il faut entendre une voie ou impasse bordée par des habitations, et non une riche demeure.

À cet endroit s’est également dressée l’usine Continsouza où ont été fabriqués des projecteurs de cinéma et des caméras. Les ateliers furent installés au 9 rue des Envierges dans la Villa Faucheur dès 1898. En 1914 la société emploie 1000 ouvriers, et l’usine s’étend jusqu’à atteindre la cour de la Métairie accessible par le haut de la rue de Belleville.

image publicitaire de l’usine Continsouza

En 1928 un important incendie détruit une bonne partie des bâtiments, privant de travail nombre d’ouvriers.

Durant l’occupation quelques résistants du groupe Piat y vécurent. En 1942 la cour de la Métairie fut utilisée comme lieu de rassemblement lors de la rafle du Vél d’Hiv, et plus de 4000 personnes du quartier furent déportées durant les années du régime de Vichy.

Pour plus d’information :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_des_Envierges

LES VOIX DE BELLEVILLE Un projet de Canal Marches soutenu par la ville de Paris et la Préfecture de Paris dans le cadre de la politique de la ville

Si Belleville m’était conté – étape 6

La Villa Ottoz

Panneau sur les grilles du parc 45 – 47 rue Piat

« Encore une victoire de l’immobilier : Belleville est tombé » Christiane Rochefort

Christiane Rochefort – 1966 – Document INA

Disparue depuis 1976, cette voie privée a attiré nombres d’artistes, comme Christiane Rochefort, figure de la littérature, ou le peintre et graveur Pierre Alechinsky. Dans son sous-sol de la villa Ottoz, l’écrivaine rédigera plusieurs de ses romans fameux, par exemple Une rose pour Morrison (1966) et Printemps au parking (1972).

Deux scènes du film culte Jules et Jim de François Truffaut ont été tournées à la villa Ottoz.

Extrait du site : https://www.thecinetourist.net/jules-et-jim-paris-configured.html
Extrait du site : https://www.pariszigzag.fr/paris-au-quotidien/la-villa-ottoz-le-repaire-dartistes-oublie-de-belleville

Ce petit coin disparu de Belleville abritait également des immeubles ouvriers avec la même particularité que beaucoup d’allées à Paris : des ateliers au rez de chaussée et un coin habitation à l’étage.

Il ne reste aujourd’hui que la grille, autrefois placée au numéro 37 de la rue, et maintenant déplacée au numéro 43.

Lien 4ème partie Maxime Braquet

INA – Clément Lépidis – 1982 Belleville se transforme :

https://www.pariszigzag.fr/paris-au-quotidien/la-villa-ottoz-le-repaire-dartistes-oublie-de-belleville

https://www.des-gens.net/VILLA-OTTOZ-dernieres-riches-heures-avant-la-disparition

LES VOIX DE BELLEVILLE Un projet de Canal Marches soutenu par la ville de Paris et la Préfecture de Paris dans le cadre de la politique de la ville